De la fracture d’équipement à la fracture de compréhension
En 2025, le numérique n’est plus un simple outil : il structure l’accès aux droits, l’exercice de la citoyenneté, l’emploi et la relation aux services publics. Pourtant, plus d’un tiers des Français demeure en difficulté face aux usages numériques. Selon une analyse récente publiée par Blog du Modérateur, 36 % de la population reste freinée dans ses pratiques digitales. Un chiffre qui rappelle une réalité dérangeante : la transition numérique n’est pas encore une transition inclusive.
Longtemps, la fracture numérique a été abordée sous l’angle de l’équipement ou de la connexion. Cette approche est désormais insuffisante. L’exclusion numérique contemporaine est avant tout cognitive et culturelle. Elle concerne la compréhension des outils, la capacité à évaluer l’information, à prendre du recul face aux interfaces et à s’adapter à des environnements numériques en constante évolution.
Savoir cliquer ne signifie pas comprendre. Maîtriser une application ne garantit ni l’autonomie, ni la capacité à anticiper ses effets. À l’heure des algorithmes, des plateformes et de l’intelligence artificielle générative, l’enjeu n’est plus l’usage basique, mais la compréhension des logiques sous-jacentes. Autrement dit, poster une vidéo ne suffit pas à comprendre ce qui la rend visible — ou invisible.
Une exclusion qui révèle et aggrave les inégalités sociales
Les conséquences sociales sont majeures. L’exclusion numérique limite l’accès aux droits, complexifie les démarches administratives, freine l’insertion professionnelle et affaiblit la participation citoyenne. Elle touche prioritairement les publics déjà fragilisés, révélant ainsi une vérité souvent occultée : la fracture numérique est d’abord une fracture sociale.
Contrairement aux idées reçues, ce phénomène ne se limite pas aux seniors. Les jeunes, bien que fortement connectés, ne disposent pas toujours des compétences critiques nécessaires pour naviguer dans des environnements numériques complexes, automatisés et normés. La compétence numérique ne se mesure ni au temps d’écran ni au nombre d’applications utilisées.
Faire de la compétence numérique un enjeu stratégique et citoyen
Avec l’essor rapide de l’IA, de l’automatisation des services et de la dématérialisation, la maîtrise numérique devient une compétence citoyenne fondamentale et un levier déterminant d’employabilité. Laisser cette question au second plan serait une erreur stratégique — et sociale.
C’est précisément sur ce terrain qu’intervient Althéia Conseil, aux côtés de Polaria. Former, accompagner, acculturer : notre approche vise à réduire durablement l’exclusion numérique en renforçant l’autonomie, la compréhension et la capacité d’action des organisations et des territoires.
Faire du numérique une opportunité collective, et non un facteur d’exclusion : telle est notre conviction. En 2026, la technologie n’a pas besoin de promesses supplémentaires, mais de groupes humains qui l’appréhendent avec méthode, pédagogie et sens.
Alexandre Arlin, Président fondateur d’Althéia Conseil


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